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Après avoir découvert et être tombés sous le charme de ce monde «  imaginaire » de la Saga Fantastique De Joffrey Lebourg : Les 7 reliques....

Après avoir découvert et être tombés sous le charme de ce monde «  imaginaire » de la Saga Fantastique De Joffrey Lebourg : Les 7 reliques.

Nous avons demandé à l’auteur de répondre à quelques-unes de nos questions sur le second tome.

 

1)      Bonjour Joffrey ! Vous êtes un jeune auteur très ambitieux, puisque vous vous êtes lancé dans un projet de 7 tomes pour cette saga. Maintenant que les lecteurs ont les « bases » grâce au premier opus, comment décririez-vous La Bouche de l’Enfer ?

En effet, les lecteurs étant désormais familiarisés de l’Alkymia, nous avons un scénario bien plus dynamique et plus riche en rebondissements que le tome 1. Le groupe de Cordélia va aborder un nouveau continent composé de savanes, de déserts et de volcans, nous aurons donc de longues séquences loin des foyers de population, au sein d’une nature hostile peuplée de carnivores féroces (de la simple hyène au dragon). Ce sont d’autres ressorts narratifs que dans le premier volet, où les périls venaient des humains et des démons.

 

2)      Dans votre narration, on sent que vous êtes en train d’exploiter les 4 éléments de la nature : eau, feu, terre, air. N’avez-vous pas peur de tomber dans le cliché ?

N’oubliez pas lumière et ombre, pour les deux derniers continents ! Ce qui m’a inspiré le nom du monde : Alkymia, dérivant de « alchimie », pour la partie théologique liée aux éléments. C’est un parti pris : ce monde a été façonné par les dieux, qui sont comme chacun sait extrêmement rigoristes et aiment les choses bien cadrées, donc ils ont confiné les éléments dans des territoires précis. Mais, si ces éléments ont servi à planter le paysage, ils n’interviennent plus ensuite.

 

3)      L’heroic fantasy n’est plus un genre littéraire méprisé comme il a pu l’être par le passé, à cause des clichés qui l’entourent. Mais certains clichés sont agréables ! Quel est le cliché que vous préférez ?

Le public est devenu ouvert aux littératures de l’imaginaire, mais les institutions la boudent encore, justement à cause de ces clichés qui ont la vie dure. Sur une base volontairement traditionnelle, je m’amuse d’ailleurs à déjouer ces stéréotypes et à prendre les attentes de mes lecteurs à contrepied. Donc si je devais élire un cliché « préféré », ce serait celui sur lequel j’ai fait semblant de construire mon scénario : l’élu(e) partant sans préavis dans une quête épique.

 

4)      Comment convaincriez-vous quelqu’un qui n’est pas fan du genre de lire votre dernier ouvrage ?

J’utilise une base scénaristique convenue, donc même les néophytes en fantasy peuvent retrouver des schémas popularisés par Tolkien ou Legend of Zelda. Les Sept Reliques font une excellente porte d’entrée dans le genre, tout en satisfaisant aussi les habitués par la façon novatrice dont j’aborde mon sujet (notamment en intégrant des questions de société). Enfin, je pense que nous conservons tous la possibilité de nous émerveiller, puisque nous rêvons : grand amateur de contes, j’ai essayé d’injecter ce « merveilleux » dans mes romans.

 

5)      La Bouche de l’Enfer est riche en action mais les héroïnes sont tellement fortes qu’on tremble rarement pour elles… Est-ce un choix volontaire, de ne jamais mettre vos personnages en difficulté ? 

Je sais que certains lecteurs auront du mal, mais c’est une série en sept tomes ! Donc l’évolution sera progressive. La difficulté ira crescendo, il est normal que tout soit assez facile dans les premiers temps. Cela offre aussi à Cordélia l’opportunité de s’entraîner, en prévision du jour où elle devra prendre la tête du groupe (et là, les choses sérieuses commenceront).

 

6)      Cordélia ressemble à une héroïne mythologique. Êtes-vous féru de mythologie ? Si oui, dites-nous la légende qui ressemblerait le plus à La Bouche de l’Enfer.

Je suis effectivement un véritable passionné des mythes du monde. J’ai effectué des recherches pendant des années sur une quarantaine de panthéons de notre bonne vieille Terre, d’abord pour mon plaisir puis pour ma série Les Chroniques du Nouveau-Monde. Par ailleurs, j’adore les contes traditionnels donc je ne pense pas qu’il y ait un récit en particulier ayant inspiré Cordélia, plutôt l’ensemble de mes recherches.

 

7)      Comme il s’agit d’un voyage initiatique pour l’héroïne, Cordélia grandit. Qu’est-ce qui a changé chez elle, entre le premier tome : Le Réveil d’Entropia et cet opus ?

Déjà, elle a accepté son rôle. Elle n’est toujours pas armée pour le tenir, et elle n’arrive pas à prendre la tête de son équipe, mais elle a cessé d’espérer que quelqu’un fasse le travail à sa place. Son horizon s’élargit aussi en rencontrant d’autres populations, elle comprend que son monde a beaucoup de choses à offrir et qu’il faut se battre pour lui. De plus, l’enseignement d’Amber commence à infuser : elle voit les inégalités de sa société et revendique sa liberté en tant que femme. Enfin, au cours du deuxième tome, un électrochoc assez violent la fait sortir de sa passivité et elle va entamer sa transformation d’enfant effrayée en adulte héroïque, mais cela ne se fera pas du jour au lendemain.

 

8)      Faire rêver est un des objectifs du lecteur d’heroic fantasy. Quels sont vos rêves pour la suite de l’aventure ?

Depuis la première ligne de mon premier roman, mon rêve a toujours été le même : que le public découvre mes histoires. Pas tant dans une logique mercantile et heureusement, car écrivain est un métier difficile mais plutôt pour lui apporter ce divertissement et cette évasion que j’aime tant trouver en lisant. C’est la raison qui me pousse à multiplier les salons depuis près de 10 ans, le prochain (et le dernier de l’année) étant la grande Foire du Livre de Brive-la-Gaillarde du 4 au 6 novembre.

 

9)      Pourriez-vous nous donner quelques indices sur la suite de cette saga ?

Dans le tome 3, actuellement à la correction, le voyage sera arrêté pendant un temps pour participer à un spectaculaire tournoi que j’ai adoré imaginer. Concernant Cordélia, elle va commencer à prendre des décisions, avec le soutien bienveillant d’Amber. Disons que le groupe va passer dans une sorte de codirection, en attendant que « l’élue » soit assez rodée pour décider seule (dans le tome 5, selon mes plans). Je travaille en ce moment sur le tome 4, où je compte notamment introduire de vives dissentions entre les membres – tout ne peut pas être toujours facile ! Et je vais rajouter des trames secondaires, qui trouveront leur dénouement lors du grand final… même si je ne sais pas encore précisément ce qu’il contiendra. Comme Cordélia, le monde et le scénario des Sept Reliques vont toujours en grandissant.

 

10)  Un dernier mot pour la fin ?

Une citation de Victor Hugo : « La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. »

 

A voir : Le tome 1 des 7 reliques.